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     bearboz@hotmail.com

Bélier ascendant sirène.
Né d’un père scribouillard communal et d’une mère fromagère.
Cette lourde hérédité le conduit tout naturellement à tailler ses crayons et à affûter ses sens.
Après une scolarité pénible et éprouvante (pour le corps enseignant), est entré aux arts déco de Strasbourg. En est sorti en 1995 pour aller perdre son temps à étudier la philosophie. N’a pas renoncé à vouloir adapter en bandes dessinées les Prolégomènes à toute métaphysique future -sans texte, de préférence. Depuis, produit peu, dessine beaucoup, et se décide lentement à remplacer la psychanalyse par la publication.

actualité

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en résidence
trois fois 10 jours
à la Maison des
Auteurs
d'Angoulême
fin juin, fin août
fin octobre 2011

10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:56


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publié dans Charlie Hebdo n°695
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:52

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publié dans Charlie Hebdo n°736
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:37



publié le 20/08/2007dans rue89
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:00
baigneur


moine


M. et Mme viande
noctanbule et lunatique

sous l'escalier

je compte sur vous

timbrés (extrait)
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 15:03







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strips publiés dans Spirou












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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 22:40

Ce qui est bien à Bâle, c'est qu'on n'a pas besoin de vérifier si l'année est paire ou impaire, de compter si cinq années se sont écoulées: Art Basel, c'est tous les ans et c'est début juin. Le rendez-vous est donc pris et ce matin, passée la frontière suisse, nous nous sommes rendus à la «Messe », lieu de la plus importante foire d'art contemporain.

Comme toujours, les tentes du cirque Knie, qui traditionnellement s'installe en voisin de la foire, nous permettent de savoir que nous sommes arrivés. Dans le parking s'engouffrent les voitures immatriculées d'Italie, d'Allemagne, de Monaco et de bien plus loin encore.

 

Au neuvième étage, sur la plateforme panoramique, nous garons la voiture et nous penchons un peu le long des gardes- fous pour une première vue d'ensemble. De la-haut, "ça" parait cernable, mais, par la suite, "ça" nous retiendra des heures sans qu'on ait l'impression d'en avoir fait le tour.

De petits personnages, un peu tous identiques, parfois traînant une valise ou poussant un landau (le modèle années 50 semble faire son retour chez les amateurs d'art) se croisent et s'amoncellent devant un arbre monumental et à l'envers, en acier inoxydé, de Roxy Paine. C'est le public, nombreux, qui attend l'ouverture des portes...

 

 

 

 

 

 

Un peu plus loin, des enfants courent, jouent et interpellent de curieux personnages, des figures un peu monstrueuses mais assez sympathiques: ce sont les douze têtes du quatrième opus de la série Moonrise – East- de l'artiste suisse Ugo Rondinone.

Nous nous dépêchons de descendre pour nous immerger à notre tour dans cette ambiance unique et pas désagréable. Les lieux d'exposition sont multiples: officiels, parallèles et nous choisissons, parce qu'il faut bien choisir, de commencer par Art Unlimited.

Cet espace, né en 2000, est réservé à des oeuvres encore moins classiques que celles traditionnellement présentées par les galeries. On y voit de nombreuses projections vidéo, de très grandes installations, des sculptures monumentales ou encore quelques performences. Le curator d'Art Unlimited, Simon Lamunière présente l'espace comme une vitrine de l'évolution contemporaine de l'art « qui se répend à toute vitesse sur toute la planète ». Et, en effet, les galeries ne viennent pas uniquement de Berlin, Londres ou New-York, mais aussi de Pekin, Johannesburg, Naples ou Sao Paulo. Les artistes n'ont pas davantage de frontières, et dans ce même hall se cotoient une tapisserie précieuse et colorée de l'artiste ghanéen El Anatsui (Strips of earth's skin – 2007) et l'imposant wagon du Chinois Qui Anxiong (Staring into Amnesia, 2007), wagon chargé d'émotion que le public traverse lentement pour regarder sur ses fenêtre des vidéos, images en noir et blanc ou documents d'archives, retraçant l'histoire de la Chine.

 

 

Dans un espace si vaste, on essaie toujours de se donner un sens de circulation, de raisonner ses déambulations pour ne pas voir et revoir la même installation. Ici Pénétrable BBL Bleu, 1999-2007, de Jesùs Rafael Soto, qui nous invite dans ses rideaux de fils bleu à partager une expérience sensorielle et visuelle.


Là, l'oeuvre monumentale et plaisante  Hotel democracy, 2003 de Thomas Hirschhorn, immense volume tout de carton et de scotch, matériaux traditionnels de l'artiste. La pièce se divis en 44 chambres d'hôtel, toutes meublées et équipées d'un lit, d'une table et de chaise, d'une lampe, d'une télévision et pour certaines d' un cabinet de toilettes. Sur les murs, les tapisseries sont des posters d'images relatives au conflit du Moyen Orient.

Nous nous enfonçons dans l'espace et constatons, avec un peu d'étonnement que les artistes confirmés sont très présents et que la dimension internationale et la référence au réseau mondial sont accompagnées de valeurs sures.

L'installation Untiteled currency, 2008 de Tony Oursler retient l'attention. Comme à l'accoutumé, il fait parler les images par la simple projection d'un mouvement de bouche sur une image fixe. Ici, c'est le billet de 100 dollars à l'effigie de Benjamin Franklin qui murmure sur une voix assez monocorde et difficilement compréhensible dans le brouhaha de la foire, un monologue dans lequel on grapille des mots comme «valeur, richesse, production, biens, services...».

 

 

Une vidéo de Johan Grimonprez, Double Take, 2008, attire également beaucoup de monde. L'artiste dont on se souvient du premier film Dial H-I-S-T-O-R-Y, 1995-97, qui avait marqué la dixième documenta de Kassel, revient avec ce second film qui questionne notre société traversée et influencée par les médias, les informations, la publicité, l'internet et même l'imagerie d'Hollywood. Avec beaucoup d'humour il fait intervenir Alfred Hitchcock et surtout ses sosies pour mener son analyse.

L'autre film qui attire les foules, à l'autre bout du hall est celui de Douglas Gordon et Philippe Parreno, Zidane, a 21st century portrait – camera 6, 2006.

Ce film réalisé avec 17 caméras (mais on ne voit ici qu'un montage réalisé à partir de la caméra 6) a été présenté au festival de Cannes en 2007. Sur deux écrans, installés en perpendiculaire, on voit Zidane de prêt, de loin, au ralenti, seul, au milieu des autres joueurs mais toujours sur un stade.

A côté de ces stars de l'art ou du football, quelques oeuvres plus discrètes ont attiré notre attention. La très belle installation de Damiàn Ortega Nine Types of terrain, 2007, projection en super 8 de petits films dans lesquels des briques se renversent comme une ligne de dominos, mais en extérieur, sans doute là ou elles on été trouvées.

 

 

Une grande douceur induite par le léger ralenti et la chaleur de la brique rouge s'échappent de cette oeuvre. Un agréable son claquant des briques qui tombent se mélange également au ronronnement des projecteurs. A peine plus loin Schattenspiel, 2002, de Hans-Peter Feldmann inspire sourire et nostalgie. A partir d'une série de jouets et d'objets souvenirs (ceux des magasins de touristes) fixés sur des disques tournants, il créé avec un jeu de lumière une ombre projetée et transforme un univers petit et ludique en des ombres qui défilent et passent de proches et sombres à floues, grandes et grisées.
Dans cette installation, rien n'est caché, rien n'est truqué. Les outils qui ont servi à l'artiste sont encore sur la table, tout est là pour nous suggérer que rien n'est plus naturel que de passer de la couleur au gris, de l'objet à son ombre.

La visite de ses expositions est longue et quand bien même notre curiosité nous pousse a en voir toujours plus, nous savons que nous ne pourrons tout voir.

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


 


Une dernière salle nous retient. Elle inspire le calme et la lenteur.Chose rare dans cet environnement. Le travail de Jonas Dahlberg, Three roms, 2008 est la projection côte à côte de trois vues de chambre en noir et blanc dont le contenu, meubles et autres aménagements, disparaît très lentement. A peine perceptible cette disparition apparaît dans la durée sans qu'on sache vraiment si les objets se sont consumés ou ont fondu.




Art Basel, c'est encore le hall officiel, de nombreuses autres expositions, des projections, des débats, des tables rondes, des éditeurs, c'est de quoi voir, entendre et même toucher pendant les sept jours que dure la foire. Convenons que ce rendez-vous de l'art ne s'arrête pas aux portes de sa vocation commerciale.

 

Sandrine Wymann / Bearboz

Art Basel du 2 au 8 juin 2008


article publié sur rue89

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 22:39



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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 22:39

Mais pourquoi diable dessiner sur une page blanche? Cela procure d'irréfragables angoisses, vous n'êtes pas au courant? Alors, puisque votre rétine est assaillie d'images, et votre mémoire saturée de textes, tentez plutôt de travailler ces informations avant qu'elles ne vous travaillent...

Pour ma part, j'ai beau dessiner mes palimpsestes sur des textes imprimés, et détourner les fonds de magazines avec encres, lames et feutres, je sais que ce lent et long et vain travail d'appropriation ne suffira pas à éteindre en moi l'angoisse de la page imprimée.




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